Valdo nous a confortés »
Au lendemain de leur signature au PSG, Alain Cayzac a présenté Everton et Souza à la presse ce vendredi matin. Le Président parisien est revenu sur le mercato hivernal du club et sur les qualités de ses recrues, avant de laisser la parole aux deux joueurs et à Valdo.
Au Parc des Princes, le vendredi 1er février
PSG.FR -. Président, quel bilan tirez-vous du mercato du PSG ?
Alain Cayzac : « Le mercato d'hiver n'est jamais facile. Je ne reviens pas sur les épisodes Gouffran et Fred, qui nous ont fait perdre du temps. Paul Le Guen a répété qu'il voulait des joueurs avec une vraie valeur ajoutée et à des postes très précis, correspondants aux besoins du club. Nous souhaitions également des joueurs que l'on connaisse. Alain Roche et Eric Pécout, de la cellule recrutement, ont supervisé ses joueurs à plusieurs reprises. Ce ne sont pas des achats d'impulsion. Valdo nous a confortés dans notre choix et a eu un rôle déterminant. Il n'y a rien de pire que de recruter pour recruter. »
Everton, Alain Cayzac et Souza en conférence de presse
PSG.FR -. Pouvez-vous nous présenter vos recrues : Everton et Souza ?
Alain Cayzac : « Everton est un attaquant polyvalent qui peut jouer à droite, à gauche ou derrière un autre attaquant. Nous le connaissons bien pour avoir essayé de le recruter en juin. C'est un grand espoir du football brésilien. Pour sa part, Souza possède déjà une belle carte de visite : vainqueur de la Copa Libertadores (2005), Champion du Monde des clubs (2005) et double Champion du Brésil (2006 et 2007). Il correspond tout à fait au profil que nous cherchions puisqu'il évolue côté droit. Le club de Sao Paulo souhaitait le conserver, ce qui explique que nous ayons eu leur accord que très tardivement. »
PSG.FR -. Est-ce un handicap pour eux d'être inconnus en France ?
Alain Cayzac : « Le public parisien ne connaissait pas Gabriel Heinze, ni Ronaldinho, ni Arteta, ni même Rai avant leur signature au PSG. Au Brésil, ils sont loin d'être des inconnus et je suis persuadé que le public Parisien jugera après quelques matches si nous avons fait les bons choix. Il n'y a jamais de certitude, mais j'ai l'impression que par le passé les joueurs brésiliens ont plutôt bien supporté la pression à Paris. Ils viennent d'un pays où le football reste assez populaire (rires). Il y a plus de sécurité avec un joueur brésilien rompu aux grands matches. »
Souza, Valdo et Everton dans le vestiaire du PSG
Valdo :
« J'ai vu jouer Everton et Souza plus de cinquante fois, car j'habite au Brésil et je vois presque tous les matches de notre championnat. Souza est techniquement impressionnant et capable d'éliminer. Après, c'est à vous de juger sur le terrain. Everton est un jeune joueur. Un inconnu ? Si tu viens au Brésil et que tu parles de Ben Arfa, qui pour moi est le joueur le plus intéressant en France aujourd'hui, tout le monde va te dire : c'est qui Ben Arfa ? Les gens sont ici en France, moi je suis au Brésil et je peux dire qu'Everton est un bon joueur. Ce n'est pas un buteur, c'est un attaquant qui peut percuter sur les côtés et dont la principale qualité est la vitesse. »
Souza :
« J'ai évidemment conscience de ce que représente ce numéro 10. A Sao Paulo, je succédais déjà à Rai, donc je sais ce que c'est. Tous les ans, on m'annonçait partant pour un club européen, mais Sao Paulo me gardait toujours. Cette fois, j'ai eu la possibilité de rejoindre l'Europe. A Paris, je connais Cearà que j'ai affronté à plusieurs reprises au Brésil, notamment en finale de la Copa Libertadores 2006. Nous avons ensuite pris contact lorsque le PSG s'est intéressé à moi. Concernant Everton, il était mon adversaire direct au Brésil lors du derby (rires). »
Everton :
« C'est un rêve de rejoindre le PSG. J'ai déjà eu des échos, via Valdo notamment, de ce que représente le PSG en France. J'espère rapidement m'adapter. Avec Souza, nous nous connaissons pour nous être affrontés lors du « Classico » entre Sao Paulo FC et les Corinthians (rires). »